La France accueillera, mardi, le deuxième Sommet international sur l’énergie nucléaire, à l’initiative du président français, Emmanuel Macron et en étroite collaboration avec l’Agence internationale de l’Energie atomique (AIEA).
Cette rencontre de haut niveau, organisée après une première édition tenue à Bruxelles en mars 2024, réunira chefs d’État et de gouvernement, responsables d’organisations internationales, institutions financières, industriels et experts afin d’échanger sur le rôle du nucléaire civil face aux défis énergétiques et climatiques mondiaux.
L’AIEA contribuera également à l’organisation de tables rondes et de discussions techniques portant notamment sur les avancées en matière de technologie nucléaire, de sûreté, de financement, d’innovation et de coopération internationale.
Organisé dans un contexte marqué par la hausse des besoins en électricité et par l’accélération des stratégies de décarbonation, ce sommet entend s’imposer comme un cadre politique de référence pour le développement du nucléaire civil, en complément des enceintes techniques de l’AIEA et en amont de plusieurs échéances internationales prévues en 2026, dont la conférence d’examen du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires.
Selon les organisateurs, la rencontre sera l’occasion de réaffirmer le rôle du nucléaire dans la sécurité énergétique, la transition vers une électricité bas-carbone et le développement industriel, notamment en Europe.
Aujourd’hui, l’énergie nucléaire représente près de 10 % de la production mondiale d’électricité et apparaît pour de nombreux pays comme un complément aux énergies renouvelables afin de garantir une production pilotable et décarbonée.
Selon le programme du sommet, la matinée sera consacrée aux interventions de chefs d’État et de gouvernement, tandis que l’après-midi donnera lieu à plusieurs panels consacrés au financement des projets nucléaires, aux technologies de nouvelle génération – dont les petits réacteurs modulaires –, à la sécurité d’approvisionnement en combustible, ainsi qu’à la gestion des matières et déchets radioactifs.
Au-delà des échanges politiques et techniques, le sommet vise à favoriser l’émergence d’initiatives concrètes et de partenariats entre États, organisations internationales, institutions financières et acteurs industriels afin de promouvoir un développement du nucléaire civil sûr, durable et compatible avec les objectifs climatiques mondiaux.
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