Le président de la Sierra Leone, Julius Maada Bio, a présenté dimanche les excuses officielles de l’État aux victimes de la guerre civile qui a ravagé le pays entre 1991 et 2002, faisant plus de 120.000 morts, ainsi que des milliers de blessés et de mutilés.
S’exprimant à l’occasion de la première Journée nationale du souvenir, organisée en hommage aux victimes de ce conflit, le chef de l’État a solennellement déclaré : « Au nom de la Nation, je demande pardon ».
« Je demande pardon au nom de notre nation et au nom de nos dirigeants, passés et présents. Nous ne pouvons pas effacer ce qui a été fait, mais nous pouvons y faire face avec humilité, honnêteté et courage », a-t-il affirmé, dans un discours empreint de gravité et de recueillement.
S’adressant directement aux victimes et aux survivants, le président Maada Bio a reconnu l’ampleur des souffrances endurées, tout en appelant à un processus de guérison collective. « Je ne peux pas vous demander d’oublier. Je vous demande seulement, à votre rythme et à votre manière, de permettre à notre nation de guérir pleinement, de restaurer la dignité et d’aller de l’avant ensemble », a-t-il déclaré, exhortant les Sierra-Léonais à rejeter toute forme de haine ou de division.
La guerre civile sierra-léonaise, qui a duré une décennie, est considérée comme l’un des conflits les plus violents de l’histoire contemporaine de l’Afrique de l’Ouest, marquée par des atrocités de masse et des violations graves des droits humains.
Une Commission vérité et réconciliation, mise en place à l’issue du conflit pour enquêter sur les exactions commises et établir les responsabilités, avait notamment recommandé l’instauration d’une journée nationale dédiée à la mémoire des victimes, afin de préserver le devoir de mémoire et de favoriser la réconciliation nationale.
Medi1news - Map