Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a écarté lundi l’imposition de droits de douane de rétorsion contre les États-Unis, en réaction aux nouvelles mesures tarifaires annoncées par Washington touchant plusieurs pays européens dans le cadre du dossier du Groenland.
Lors d’une conférence de presse, M. Starmer a jugé que de telles sanctions porteraient atteinte à l’économie britannique et ne seraient "dans l’intérêt de personne". Le Royaume-Uni privilégie un règlement de la question par des "discussions calmes" entre alliés.
"Je pense que cette question peut et doit être résolue par un dialogue calme", a déclaré le Premier ministre, réaffirmant sa volonté de maintenir une relation Royaume-Uni–États-Unis "forte, constructive et axée sur les résultats".
M. Starmer a par ailleurs réitéré le rejet par Londres de toute perspective d’acquisition du Groenland par les États-Unis, tout en dénonçant les menaces de droits de douane visant huit pays européens comme moyen de pression sur ce dossier.
"Toute décision concernant le statut futur du Groenland appartient exclusivement au peuple groenlandais et au Royaume du Danemark. Ce droit est fondamental", a-t-il souligné.
Samedi, le président américain Donald Trump avait annoncé de nouveaux tarifs douaniers ciblant plusieurs pays européens, précisant que ces mesures resteraient en vigueur jusqu’à la conclusion d’un accord portant sur la "vente totale et intégrale" du Groenland aux États-Unis. M. Trump a ajouté que ces droits pourraient atteindre 25 %, justifiant cette démarche par des enjeux stratégiques liés à l’importance croissante du Groenland dans la défense américaine.
Medi1news - Map